Les cafés et les boutiques font place aux tatouages et aux plats à emporter

En dix ans, les rues commerçantes belges ont considérablement changé. Les ateliers de réparation de smartphones, les plats à emporter et les salons de tatouage se sont multipliés, tandis que les cafés, les boutiques pour dames et… les vidéoclubs disparaissent.

Clubs de fitness et salons de tatouage

Qui se souvient du vidéo-club ? Aujourd’hui, on en compte encore 24 dans toute la Belgique, soit seulement 16 % du nombre d’il y a dix ans. Ils sont donc probablement le meilleur symbole de l’évolution du monde – et donc du paysage commercial – en dix ans. Locatus présente les différences entre (janvier) 2013 et aujourd’hui.

Les bars ont été les plus touchés : près de 4 500 cafés ont disparu, rapporte Locatus à Gazet van Antwerpen. Les restaurants à emporter et à livrer ont pris leur place, ajoutant 1 308 points de vente au cours des dix dernières années, soit trois quarts de plus. « Nous avons constaté une croissance régulière au cours des dix dernières années, avec un coup de pouce supplémentaire durant le corona, » explique Astrid Custers, responsable de la communication et marketing chez Locatus.

En termes relatifs, ce sont toutefois les ateliers de réparation pour smartphones et tablettes qui ont le plus progressé : ces ateliers de réparation sont passés de 95 en 2013 à 443 à la mi-2022. Toutefois, tout ce qui tourne autour des « cultes du corps » se manifeste également de manière remarquable dans les rues : 405 clubs de fitness et 368 boutiques de tatouage se sont ajoutés.

Les coiffeurs en tête

Les magasins de vêtements et de chaussures sont un quart moins nombreux qu’il y a dix ans, en raison de l’essor du commerce électronique et de la consolidation en chaînes de magasins. Les boulangers et les bouchers sont aujourd’hui 2 270 de moins en Belgique, bien que le nombre de mini-supermarchés et de supermarchés de quartier ait considérablement augmenté.

Mais qu’est-ce que notre pays possède le plus ? Des coiffeurs. À 13 443, leur nombre est resté remarquablement stable par rapport à 2013. Or, ce n’est pas si étonnant : « Les branches ayant connu la plus forte croissance (en nombre de points de vente) se situent principalement dans  le secteur des services, » observe Astrid Custers. « Et lorsqu’il ne s’agit pas de services, c’est de nourriture qu’il s’agit. » Car, en partie grâce à l’arrivée d’Albert Heijn et de Jumbo, le secteur des supermarchés figure également parmi les plus fortes hausses.

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